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Le transfert de 1.000 emplois de Londres à Paris par les acteurs français donne du poids à la capitale.

A l'occasion d'une récente rencontre avec le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, les dirigeants des principales banques françaises réunies au sein de Fédération bancaire française (FBF), ont annoncé qu'ils pourraient rapatrier un millier d'emplois de Londres à Paris en raison du Brexit.

La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne obligera, en effet, les acteurs financiers qui utilisaient Londres comme base opérationnelle en Europe à choisir un nouveau point de chute sur le Vieux Continent . Les banques françaises ont dans ce cadre assuré au ministre de l'Économie qu'elles choisiraient « naturellement Paris ».

Bruno Le Maire est en pleine opération de séduction auprès des banques auxquelles il veut rappeler les engagements du gouvernement pour faire de Paris une place financière compétitive. Après un voyage fin juin aux États-Unis où il a rencontré le gotha de la finance américaine, il a reçu Stuart Gulliver, directeur général d' HSBC, qui a lui-même déjà annoncé que son groupe transférerait 1.000 emplois de Londres à Paris.

Jalon important

« Les banques françaises sont des acteurs de poids en banque de financement et d'investissement. Cette annonce, qui s'ajoute à celle de HSBC, est donc un jalon important dans cette période de transition où la plupart des acteurs financiers commence à poser des jalons pour s'assurer de pouvoir opérer en Europe mais sans encore avoir pris de décision sur l'implantation de leur siège européen », explique-t-on dans l'entourage de Bruno Le Maire.

D'après les chiffres de la FBF, les activités de financement et d'investissement des groupes bancaires représentent « près de 41.000 salariés » et « leurs filiales de gestions d'actifs plus de 16.000 salariés » en région parisienne. La FBF estime, en outre, que les 1.000 emplois rapatriés entraîneront indirectement la création de 3.000 nouveaux emplois. Les banques françaises vantent aussi le dynamisme de la place de Paris, notamment dans les secteurs du capitalinvestissement et des fintech .

Ce n'est toutefois pas un blanc-seing que la FBF a donné au gouvernement. Les banques n'ont pas oublié de préciser que le nombre d'emplois qui pourraient revenir à Paris dépendra fortement des futures décisions réglementaires sur les conditions d'exercice des activités financières. Sur un plan plus politique, la FBF fait savoir que le gouvernement devra aussi se montrer rassurant sur sa politique fiscale, qui devra être « stable » et « prévisible » notamment en ce qui concerne l'impôt sur les sociétés et sur les prélèvements obligatoires.


Source : Les Echos

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