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Après l’intéressement, l’actionnariat salarié a été mis en place il y a trois ans par le fabricant de mobilier en inox Tournus Equipement implanté en Saône-et-Loire. Une manière de réduire le turn over des salariés.

Chaque année au mois de juin, une assemblée générale extraordinaire propose une augmentation de capital de la SAS Tournus Equipement pour permettre aux salariés de devenir actionnaires. L'événement est une étape incontournable dans la gestion du fonds commun de placement d'entreprise (FCPE) d'actionnariat salarié que le fabricant de mobilier en inox pour la ­restauration a mis place il y a trois ans. Après trois mois d'ancienneté, un salarié peut acheter des actions tout en se constituant une épargne, les revendre à chaque exercice - d'où l'assemblée générale - après une carence de cinq ans, puis peut en acquérir de nouvelles.

Objectif : fidéliser les salariés

Géré par Amundi, le FCPE est composé à 40 % d'actions de l'entreprise et, pour le reste, d'obligations convertibles et d'un fonds monétaire. « Nous avons rendu l'achat d'actions plus attractif qu'une épargne du marché, en abondant la souscription des salariés », affirme Gilles Fallet, directeur financier. Résultat : 143 salariés possèdent 5 % du capital social de 15 millions d'euros. Le FCPE est issu de l'histoire de la PME qui emploie 221 personnes à Tournus en Saône-et-Loire pour 48 millions d'euros de chiffre d'affaires et compte 152 salariés en Angleterre, avec l'acquisition récente de Catering Equipment Design. En 2010, quinze cadres, parmi lesquels l'actuel PDG Pierre Marcel, rachètent l'entreprise avec des investisseurs.

Trois ans plus tard, leur participation passe de 15 à 63 % aux côtés de MML Capital, UI Gestion et ­bpifrance avec l'idée d'ouvrir l'actionnariat à tous les salariés. Ils bénéficiaient déjà d'un intéressement et étaient engagés dans une démarche collective d'amélioration des conditions de travail et de production.L'objectif de fidélisation des employés dans un secteur, la métallurgie, où les recrutements sont difficiles, est réussi. « Nous avons peu de turn over et embauché 21 personnes en début d'année dont une bonne partie de contrats d'intérim transformés en CDI pour satisfaire un volume d'affaires en croissance de 3 à 4 % par an », explique le groupe.

Partage d'informations

L'actionnariat salarial impose des devoirs : création d'un conseil de surveillance avec, à parité, des représentants des salariés et de la direction, des réunions trimestrielles sur les projets, le partage d'informations sur l'évolution du FCPE... « Les salariés s'approprient mieux les choix stratégiques comme le récent rachat d'une entreprise étrangère et l'axe donné au développement de l'export. » Les dirigeants n'en perdent pas pour autant leur pouvoir. « Nous restons une entreprise normale avec les mêmes rapports hiérarchiques », souligne le directeur financier.

Source : Les Echos

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